Urbex

Square

Je me souviens de ma première fois il y a 10 ans. Un sanatorium abandonné à flanc de montagne. Le vent qui pénètre par les fenêtres brisées, qui fait danser les rideaux et claquer les portes. L’orage qui approche. Je n’en mène pas large. Je pousse les portes du bout des pieds, ne sachant jamais ce que j’allais découvrir. L’excitation de l’exploration, mêlée à la peur. L’adrénaline quoi.

Je n’avais envie que d’une chose : y retourner. J’avais envie de partager cette sensation tout à fait particulière avec d’autres personnes. Cet univers où le temps s’est arrêté, où l’imaginaire se déchaine, où l’on spécule sur comment était la vie ici et où chaque objet devient une partie du puzzle. Témoignage d’un abandon parfois précipité, de ces dossiers, machines et meubles laissés là, non désirés.

Un sanatorium, un couvent, quelques usines et maisons, ou encore une boîte de nuit. Voilà ce que j’ai trouvé sur ma route, et qui a nourri mon imaginaire.